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jeudi 23 avril 2009

09-18/03/2009, Canada, partie 4/5 : Virée en raquettes

En théorie, marcher en raquettes est fatiguant: on marche dans une neige épaisse (dans laquelle on ne s'enfonce pas trop grâce aux raquettes), on doit monter et descendre des pentes en prenant garde de ne pas glisser et on peut parcourir des kilomètres. Comme nous étions en compagnie d'un groupe de six étudiants et que je ne suis pas du tout sportive, ma grande crainte fût d'être rapidement à la traîne avec toute cette jeunesse pleine d'entrain. Mais non, je ne parle pas comme une petite vieille, juste comme quelqu'un qui ne fait pas du tout de sport et qui n'a aucune endurance!


Mais fort heureusement l'honneur fût sauf: une fois les courbatures du traîneau bien chauffées, Gilles et moi n'avons pas fait déshonneur à notre tranche d'âge! Il faut dire que les conditions étaient favorables car la neige étant très dure, voire glacée, nous avons moins eu besoin de lutter pour ne pas nous enfoncer...

Partis vers dix heures le matin, nous nous sommes dirigés à travers bois vers le Saguenay.


Angélo, notre guide, est aussi un trappeur. Beaucoup de guides sont des chasseurs. Il est vrai qu'en tant que touriste, on a vraiment l'impression que les principales activités du Canada (enfin dans la région du Québec) sont la motoneige l'hiver, l'observation des baleines et les cabanes à sucre l'été, la chasse l'automne... Ainsi il nous a montré à plusieurs reprises des traces d'animaux dans la neige, nous expliquant à quelles espèce elles appartenaient et comment elles vivaient. Nous avons même réussi à surprendre une perdrix et, mais c'est plus facile, un écureuil:


Le midi, nous avons fait un grand feu de bois pour y faire cuire nos sandwichs au fromage. Tout l'art fût de bien faire fondre le fromage sans brûler le pain...


Pour le repas, nous nous sommes installés près du feu, afin de surveiller notre repas mais aussi d'être un peu au chaud (quoique nous n'avions pas si froid que ça), mais nous étions à côté d'un point de vue sur le Saguenay, superbe mais venteux (en théorie, on devrait voir notre chalet sur cette photo, mais nous n'avons pas réussi à le localiser).


Et nous voilà repartis pour retourner à la ferme:


Près de l'arrivée, les garçons se sont tous jetés dans la neige: plaisir de s'enfoncer jusqu'aux genoux ou de s'asseoir dans la neige!


En fin d'après midi, après les raquettes, nous sommes allé voir un trappeur indien qui nous a décrit les différentes façons de chasser le gibier local. N'étant pas particulièrement sensible à la "beauté de la chasse", bien au contraire, j'espère que vous m'excuserez de ne pas m'étendre plus sur ce sujet...

mercredi 22 avril 2009

09-18/03/2009, Canada, partie 3/5 : Promenades en traîneau à chiens

Lorsque j'ai dit à Gilles, il y a quelques années de cela, que je voulais aller au Canada en hiver, c'était pour faire un séjour complet en traîneau... et il m'a répondu: "oui, ce serait super une semaine en motoneige!"... C'est pourquoi il nous a fallu un certain temps avant de nous décider à partir... il fallait trouver un compromis auparavant!

C'est donc tout naturellement que nous avons choisi un séjour avec autant de traîneau que de motoneige, soit deux jours de chaque.


En tant que bénévole dans un refuge pour chiens, j'ai l'habitude de croiser des chiens abandonnés ou, pire, maltraités... Je suis aussi quelqu'un qui lit beaucoup, et j'ai quelques souvenirs de livres abordant de loin ou de près la condition de vie des chiens de traîneau (Croc blanc, l'Appel de la Forêt etc). C'est donc un peu en tendant le dos que je m'apprêtais à suivre cette aventure... Mais c'est avec un grand plaisir que j'ai pu constater que le responsable de chiens de traîneau, Justin pour ne pas le citer, fait tout son possible pour améliorer la condition de ses toutous. Et en plus ils n'ont vraiment pas l'air malheureux. Certes les crottes ne sont pas ramassées tous les jours (mais je sais d'expérience qu'il suffit de peu de temps entre deux ramassages pour en avoir plein...) et ils sont attachés, mais je sais aussi que ces chiens là ont un caractère et un esprit de meute très important qui augmente fortement les risques de bagarre. En tout cas, avec les humains, ils sont adorables et réclament des caresses dès qu'on les approche.
On dirait des grosses peluches:


Ils sont même très pressés d'être attelés à un de nos traîneaux pour faire partie de l'aventure... Les voilà d'ailleurs prêts à partir:

... et les deux de l'attelage de Gilles toujours en train de se chamailler...

Une petite mésaventure nous a fait décaler cette activité et ce fût bienvenue car ainsi nous avons évité de faire du traîneau le seul jour où le temps était vraiment mauvais (avec pluie et vent...). Par ailleurs, nous avons eu la chance d'être seuls avec notre guide (avec chacun son traîneau), ce qui nous a permis d'aller à notre rythme.
Le premier jour fût plutôt une journée découverte, avec un trajet dans la forêt, au milieu des arbres et un apprentissage des techniques pour faire tourner le traîneau, le freiner etc. Le second jour, nous sommes allés plus loin, dans de grands espaces. Voici le tracé de ces journées, que Gilles a pu relever grace à son gps:

ainsi que deux photos prises sur le chemin:


Bon, il faut quand même que j'avoue... Depuis tout à l'heure, je vous parle de ça comme si cela avait été une promenade de santé...
Mais en réalité, c'est super dur le traîneau à chiens! D'ailleurs, sur la photo ci-contre, j'étais tout bonnement désespérée, en train de me dire que je n'aurais jamais du faire ça, que je ne maîtrisais vraiment rien, et que je voulais continuer à pieds... Ceux qui observeront bien la photo pourront constater que mon traîneau fait un angle avec le chemin qui n'est pas très naturel... Et oui, à force de me prendre des arbres ou des talus, j'avais réussi à faire un "bris de traîneau": c'est à dire que le cable auquel sont rattachés les chiens n'était plus raccordé au traîneau sous celui-ci et ne tenait plus que parce que la fin du cable était vagement enroulée là où on se tient... Et je ne vous dis même pas le nombre de fois où je suis tombée parce que je n'arrivais pas à contrôler l'angle de mon traîneau dans un tournant, mais était-ce toujours dans des tournants...? Pour ma défense, il faut dire que je ne suis pas la seule à être tombée... Mais je ne voudrais surtout pas donner de nom...! Du coup, les chiens de mon attelage ont beaucoup souffert: j'avais tellement peur que je les freinais dès que ça allait trop vite ou que ça descendait... et je n'avais pas la force de les aider beaucoup quand ça montait... Mais ils n'ont pas eu l'air de m'en vouloir.




Même si parfois les chiens profitaient de nos pauses photos pour se reposer:

il faut dire qu'ils piaillaient plus souvent pour repartir, nous reprochant presque de faire une pause...

En attendant, le gros avantage de ce périple à traîneau c'est que, certe, nous avons eu plein de courbatures les jours qui ont suivi, à nous rappeler que nous avions des muscles partout... mais au moins, pour une fois, nous n'avons eu aucune courbature la semaine qui a suivi, quand nous avons fait du ski au Grand-Bornand... Hahaha!

mardi 21 avril 2009

09-18/03/2009, Canada, partie 2/5 : La ferme 5 étoiles et notre chalet

Hormis les deux jours de début et fin de voyage que nous avons passé à Québec, nous sommes restés tout notre séjour à la ferme 5 étoiles. Comme son nom l'indique, c'est à l'origine une ferme familiale, qui s'est reconvertie en centre de vacances. Pourquoi 5 étoiles? (oops: j'ai oublié de noter l'explication quand j'y étais...) En gros, parce que ce centre se compose de cinq grandes activités: la ferme et ses animaux, la motoneige, les chiens de traîneau, le kayak et.... euh... une des nombreuses autres activités proposées! :-p

La ferme est située à environ 300km au nord de Québec, non loin du Saguenay, affluent du Saint-Laurent. En hiver, la neige y est beaucoup plus abondante encore qu'à Québec même.

Les principaux animaux que l'on y trouve (chiens de traineau mis à part) sont des cerfs, daims, biches:

Il y a aussi un orignal (dont les bois ont été coupés car il détruisait le grillage avec) et trois ratons-laveur, gourmands et très curieux, qui n'hésitent pas à réclamer une douceur...:

De nombreuses races de volailles sont aussi présentes dans l'un des bâtiments, mais nous n'en avons pas prise en photo.

Enfin, et ce sont les animaux qui nous intéressaient le plus, la ferme héberge un couple de loups arctiques. Les loups arctiques ne sont pas une race de loup que l'on trouve naturellement au Canada. Ce sont des loups d'élevage, mais comme tout loup, ce seront toujours des animaux sauvages, même acclimatés à l'homme. Afin de limiter leur goût du sang, ils sont nourris avec des croquettes pour chiens. Lorsque nous y étions, le couple était en période de préparation à l'accouplement. Aussi n'était-il pas possible de rentrer dans leur enclos. Même parmi le personnel, seul deux personnes peuvent y rentrer pendant cette période, les autres ne sont pas acceptées par le mâle.
On peut voir sur la photo qui suit avec quelle délicatesse le mâle prend la croquette dans la main de Gilles (non ne fermez pas les yeux de peur, je ne parle pas de mon Gilles, mais du Gilles de la ferme ;-)):

Nous nous sommes aussi essayé à leur donner des croquettes, mais en restant derrière le grillage:

On voit bien l'empressement du mâle qui n'hésite pas à sauter et la discrétion de la femelle... (non non il n'y a pas d'arrière pensée dans cette remarque hihi!) Et je n'ai pas pu résister... je vous conseille de regarder la vidéo un soir, dans le noir, et avec le son! (Alexis, si tu passes par là, cette vidéo est pour toi.)

Mais je ne vous ai pas encore parlé du plus frappant dans notre quotidien... Notre logement. En effet, la ferme propose deux types de logement: en chalet (individuel ou non) près de la ferme ou en chalet (individuel) au bord du Saguenay. Ce que nous ne savions pas au moment de réserver, c'est que les chalets au bord du Saguenay sont à environ 7 km de la ferme avec un peu plus de la moitié en conduite sur glace... Et plus drôle encore, la route en hiver n'est pas dégagée jusqu'au chalet: une motoneige est donc obligée de nous accompagner pour porter les valises lors de l'arrivée et lors du départ afin de franchir les dernières centaines de mètres. Sans compter que la place de parking qui nous était attribuée était au milieu d'une rue bien en pente, et que de la remonter pour repartir n'était pas évident, d'autant que c'était glacé... A tel point que pendant 2-3 jours, nous avons renoncé à cette place pour nous garer chez un "voisin" => il nous fallait alors 30 minutes pour faire l'aller-retour entre la voiture et le chalet...

Mais si je dis cela, ce n'est pas pour nous faire plaindre; c'est juste pour vous laisser imaginer à quel point nous n'étions pas dérangés par les voisins et comment nous méritions notre petit-déjeuner après notre marche matinale pour aller à la ferme. Mais assez de bla-bla: voici la preuve en images, avec notre chalet et la vue depuis notre chalet...



Heureusement, nous étions bien équipés pour affronter le froid lors de nos marches quotidiennes, et puis, finalement, il ne faisait pas si froid, juste frais!:

lundi 20 avril 2009

09-18/03/2009, Canada, partie 1/5 : De Québec à Tadoussac

Bon, voilà un peu plus d'un mois que nous sommes revenus du Québec et je n’ai toujours pas posté de photo, je manque à tous mes devoirs…

Il faut avouer que nous avons profité du repas de Pâques pour montrer nos photos à la famille proche présente… du coup ce ne sera pas un scoop pour tout le monde!

Nous avons atterri à Québec le lundi soir et sommes repartis dès le mardi matin. C'est pourquoi, nous nous sommes contentés d'un tour rapide du vieux Québec, tour que nous avons un peu approfondi à la fin de notre séjour puisque nous y avons passé une journée supplémentaire sur le chemin du retour.

C'est une ville que nous avons bien aimée (je parle du vieux Québec principalement, nous ne pouvons pas trop donner notre avis sur le reste de l'agglomération...). Entouré par des remparts, le centre ville est assez coloré et surtout il est composé de bâtiments de petite taille. Rares sont les structures de plus de deux ou trois étages.



Beaucoup de devantures sont assez typiques avec des patères en fer forgé par exemple. Les rues sont assez larges mais pas trop, les trottoirs comme les bâtiments sont propres...


Il faut avouer qu'il n'y avait pas grand monde dans les rues dans la journée, mais les horaires de travail et la température ont pu freiner les gens... Quoiqu'il ne faisait pas si froid que ça puisque le fleuve n'était pas totalement gelé: seuls quelques glaçons témoignaient d'une certaine fraîcheur...:


L'élément incontournable que je tenais à faire voir à Gilles était bien sûr le château Frontenac, vu de jour et de nuit:

C'est aujourd'hui un hôtel de luxe avec sa galerie de magasins de luxe... mais non, ce n'est pas là que nous avons dormi... Quoique notre hôtel était vraiment très bien aussi... mais je ne rentrerai pas dans les détails...

Québec étant au bord du fleuve Saint-Laurent, c'est aussi une ville où l'on peut trouver de bons poissons et crustacés, ce dont nous ne nous sommes pas privés en allant au "Poisson d'Avril", "petit" restaurant sympa, qui paraît tout petit de l'extérieur mais qui est composé de plusieurs salles au cachet vraiment agréable.

Seulement voilà... c'est bien beau de bien manger, mais nous ne sommes pas allé au Canada pour cela... Notre but était de faire quelques activités hivernales dans un domaine enneigé, notamment du traîneau à chiens, des raquettes et de la motoneige... Mais ceci est une autre histoire: ne mettons pas la charrue avant les boeufs, ou plutôt le traineau avant les chiens...

Nous voilà donc en route pour la région de Tadoussac: port célèbre pour ses observations de baleines, mais ce n'était pas vraiment l'époque; aussi n'avons nous retenu que sa chapelle historique:


A suivre...

mercredi 8 avril 2009

Hommage à Dominique Dall'Agnol

Voici un bref article pour rendre un petit hommage à Dominique Dall’Agnol, qui nous a quitté ce week-end et dont c’est l’enterrement aujourd’hui.

Ami de mes parents, c’était aussi un peintre hors pair et un homme extrêmement sympathique, dont Gilles et moi gardons un excellent souvenir.

En faisant une recherche sur internet, je viens de voir qu’il y a une exposition de ses œuvres en cours et jusqu’au 30 avril à Chamonix. Je découvre aussi son âge… J’aurai juré qu’il était beaucoup plus jeune : probablement sa bonne humeur et sa joie de vivre qui me trompaient…

Pour ceux qui ne connaissent pas ce peintre (à défaut de connaître l’homme), voici un lien vers le site d’une galerie qui le présente : présentation galerie Ecusson.

Et un lien sur le site de cette même galerie vers une page qui montre certains de ses tableaux : tableaux galerie Ecusson

Pour avoir un plus grand aperçu de ses thèmes, voici un autre lien avec d’autres tableaux : tableaux galerie Seiller (remarque en cliquant sur les vignettes, cela ouvre parfois une fenêtre qui demande de saisir une adresse etc, parfois un agrandissement du tableau => cliquer sur close et réessayer si cela vous donne une fenêtre qui vous demande vos coordonnées).

Toutes nos pensées vont vers sa femme et sa famille, qui doivent se sentir bien seul aujourd’hui ; à ses amis à qui il va sûrement manquer.

Une photo du tableau de lui que nous avons eu pour notre mariage et qui a toujours eu une bonne place dans notre salon :


Bonne route Dominique.