
Le Cap-Vert est situé à l'Ouest du continent africain et il se compose d'une dizaine d'îles et de nombreux ilôts. Seules neuf de ses îles sont habitées. Ce sont les Portugais qui ont colonisé ses îles désertes au quinzième siècle. La population est aujourd'hui principalement issue d'un métissage entre les colons portugais et les esclaves importés du continent ouest africain.Le Cap-Vert est un pays indépendant depuis 1975. C'est un pays pauvre, qui vit principalement de pêche, un peu de culture des sols (suivant les îles) et de plus en plus du tourisme.
Mais pourquoi avons-nous choisi d'aller là-bas plutôt qu'ailleurs? Tout simplement parce que nous avons réservé notre voyage au dernier moment et que nous savions ne pouvoir récupérer nos billets d'avion que dans les 24-48h avant notre départ. Nous avons donc choisi une destination nous permettant de partir de Marseille (sans passer par Paris), où Gilles pourrait plonger, moi me reposer et tous les deux nous dépayser... C'est ainsi que nous avons décidé d'aller au Cap Vert, et plus précisément sur l'île de Sal. Un séjour sur plusieurs îles aurait certainement été plus enrichissant mais nous y allions pour nous reposer avant tout...L'île de Sal est une île très sèche et très plate. Elle tire son nom de la forte présence de sel sur ses terres volcaniques. Son sel a été beaucoup exporté du 18ème au 20ème siècle, mais ses salines sont aujourd'hui à l'abandon.
Le lendemain de notre arrivée, nous avons subi un gros orage... L'eau que vous pouvez voir sur la première photo n'est qu'une immense flaque due à l'orage, ce n'est nullement un lac ou une rivière. Il n'y a d'ailleurs pas la moindre source d'eau douce sur l'île. L'eau douce y est soit importée soit fabriquée par désalinisation de l'eau de mer.
La plus grosse ville de Sal est Espargos, près de l'aéroport international. Son centre ville est composé de petits bâtiments, dont certains murs commencent à être peints par soucis d'esthétisme... On y trouve, comme dans la plupart des villages des "fontaines" où les habitants viennent faire la queue tous les matins pour y acheter leur eau quotidienne. En effet, rares sont les habitations possédant l'eau courante. La ville est entourée de bidonvilles, où les maisons sont sommaires (en bois et tôle ondulée), les égouts inexistants et l'odeur persistante...
Notre guide Pascal nous a emmené voir plusieurs curiosités de l'île. Tout d'abord ce site magnifique où la mer arrive à former une sorte de piscine d'eau très calme et du coup très chaude. Malheureusement pour nous, l'orage y avait déversé plein de boue que la marée n'avait pas encore pu nettoyer... Nous ne nous y sommes donc pas baigné!
Ce site est très visité par les touristes et tous les hôtels organisent une sortie pour y aller... le matin... Aussi faut-il y aller l'après-midi... Ceci nous a permis d'être totalement seuls.
Palmeira est un petit port de pêche qui a gardé son authenticité, sans trop d'influence du tourisme. Pascal nous a d'ailleurs emmené chez une de ses amies qui y tient un petit bar et qui nous avait préparé, exprès pour nous, des plats traditionnels dont nous nous sommes littéralement régalés. Pourtant nous avions mangé moins de deux heures avant mais cela ne nous a pas empêché de tout finir... (Malheureusement nous n'avons pas pris de photo pour vous mettre l'eau à la bouche.)
Outre les surfers (mais ce n'était pas la saison, dommage!), l'une des principales curiosités de l'île est son ancienne exploitation du sel. Pour la petite histoire, cette exploitation a été rachetée pendant un temps par les Salins du Midi. Mais comme cela n'était pas assez rentable, ils ont abandonné l'affaire. Aujourd'hui elle est entre les mains d'un Milliardaire qui a promis de la réhabiliter pour sauvegarder cette partie de l'histoire de l'île et d'en rénover ses structures, à des fin touristiques et culturelles. L'eau des bassins provient d'infiltration à travers les roches volcaniques de l'eau de mer. Aujourd'hui, les touristes comme les Capverdiens payent une entrée pour avoir le droit de s'y baigner puis de se rincer à l'eau douce.
Enfin, pour terminer notre tour de l'île, je suis obligée de parler du village de Santa Maria. Il est située tout au sud de l'île et il ne fallait que 15 minutes à pieds depuis notre hôtel pour nous y rendre. Et oui, honte à nous car nous avons rarement pris le taxi pour nous y rendre, ce qui aurait participé à faire travailler quelques personnes, mais j'ai tenu à marcher car cela représentait mon seul sport...!
Nous n'avons retenu que le ponton de Santa Maria. En effet, de nombreux bateaux partent de Santa Maria, pour pêcher, pour plonger etc, mais il n'y a pas de port, juste une énorme plage et un ponton... Et la vie du village semble se concentrer autour et sur ce ponton et sur son unique échelle d'accès à l'eau.
Dans l'après-midi, les bateaux sont rentrés et de nombreux jeunes viennent pêcher sous le ponton, grâce à des cannes à pêche ou de simples fils de pêche.
Pendant ce temps là d'autres jouent dans les rouleaux de part et d'autre du ponton...

Pour les gourmands, la totalité des photos de notre voyage se trouve (ou se trouvera, puisque je les y mets au fur et à mesure que je rédige mes articles sur ce blog) dans cet album picassa: Cap Vert 09/2009.
Origine des cartes: wikipédia.
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